En se basant sur un papyrus médical vieux de 3500 ans, appelé le Papyrus Louvre-Carlsberg, une égyptologue danoise de l’Université de Copenhague, Sofie Schiødt, a pu aider à reconstruire le processus d’embaumement préparant les anciens Egyptiens à l’au-delà. Cette découverte est absolument majeure dans la mesure où elle concerne le plus ancien texte descriptif sur la momification. Ce papyrus de six mètres de long a été daté d’environ 1450 avant JC. En Égypte ancienne, l’embaumement était considéré comme un art sacré et la connaissance approfondie du processus de momification était l’apanage d’une poignée d’individus seulement.
En leur temps, la plupart des secrets de cet art perdu ont probablement été transmis oralement d’un embaumeur à l’autre, de sorte que les preuves écrites sont si rares que jusqu’à présent seuls deux textes sur la momification ont pu être formellement identifiés. Il y avait aussi des descriptions incomplètes laissées par Hérodote et Diodore de Sicile, mais l’histoire nous a montré que leurs récits sont a prendre avec du des pincettes.

